Académie autonome d'aikido Kobayashi Hirokazu

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Le blog de 3aKH

AikidoJournal numéro 25

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Article paru dans AikidoJournal numéro 25 de janvier 2008

Mon maître est le fils spirituel du fondateur, il est le plus fort, il a raison sur tout, et concluez donc ce que je peux être, moi son fils unique, son disciple absolu. Il conviendrait pour être complet d’ajouter « Mon Papa est le plus grand, le plus fort et moi, j’ai la plus grosse ».

Ce discours que l’on entend si souvent dans le milieu de l’aikido ne serait rien d’autre que l’expression d’une conscience infantile enfermée dans un corps d’adulte s’il n’aboutissait pas à l’agression des autres maîtres, des autres écoles, des autres disciples de son propre maître. Les exemples ne manquent pas et il n’est qu’à aller sur certains sites de chat pour voir à quel point certains n’hésitent pas à discréditer, insulter, caricaturer, juger du haut de leurs cinq ans d’âge mental et de leurs quelques années de pratique des enseignants qui ont consacré leur vie à la voie dans laquelle ils débutent. Ils ne pourraient se comporter ainsi s’ils ne se faisaient pas l’écho de leurs soi-disant maîtres, s’ils ne reprenaient pas des discours entendus, s’il n’existait pas dans le milieu même de l’aikido cette tendance à se dire le centre du monde, à se mettre en avant comme le détenteur de la vérité, dit autrement, s’il n’existait de pseudo maîtres dont la caractéristique principale est l’immaturité.  

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La pratique des armes en aïkido #2

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(Suite et fin de l'article sur "La pratique des armes en aïkido" dont la 1ère partie est parue dans notre précédent numéro)

Comme je l'ai déjà longuement expliqué dans d'autres écrits, c'est l'attaque qui définit la structure de base de cet espace et qui initie sa réalité physique et conscientielle, et c'est l'action de shite qui la limite. L'on voit que la pratique des armes introduit une triple dimension, ce qui n'est pas sans valeur symbolique. Lors d'un stage à Fribourg en Suisse, un dimanche aprèsmidi, Kobayashi Sensei a répété de nombreuses fois en montrant les trois tsuki de base : « dans trois, il y a trois et dans trois, il y a encore trois ». Je faisais uke et je traduisais, et je soupçonne certains d'avoir douté de ma traduction pourtant, il insistait simplement sur cet aspect. Trois tsuki sont fondés sur trois actions qui impliquent trois profondeurs différentes.
Chaque tsuki est basé sur trois coups qui impliquent eux aussi trois profondeurs. Ce qui signifie que dans le premier trois, les trois tsuki, il y a encore trois, les trois profondeurs, mais cela est conditionné par la forme.

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La pratique des armes en aïkido #1

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Je vais d'abord citer la question à laquelle je dois répondre pour pouvoir sérier mon sujet car je ne peux en assumer qu'une partie.

Horst : « Cette fois-ci, si tu en es d'accord, je te proposerais comme sujet pour ton point de vue un thème que tu as certes déjà abordé "en passant", mais sur lequel nos lecteurs et moi-même nous interrogeons encore et toujours : la pratique des armes en aïkido. Parmi les questions que nous nous posons : la pratique des armes est-elle intrinsèque à celle de l'aïkido, ou le taijutsu se suffit-il ? Qu'apporte vraiment cette pratique ?
Ne vaudrait-il pas mieux pas de pratique des armes du tout plutôt que les lamentables mascarades – plus ou moins inévitables, vu le peu de temps qui leur est consacré et le niveau de la majorité des enseignants – que l'ont voit le plus souvent sous ce nom ?
Le rapport entre aikiken et aikijo et les écoles traditionnelles (koryu) de kenjutsu/kendo (kashima shin, kashima shinto, Yagyu, etc.) et jodo (Shindo muso etc.) ?
Les armes, pourquoi seulement ken, jo et tanto alors que O Sensei en a pratiqué d'autres (bo -- cf. Hikitsushi Michio, juken, etc.) »

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Aikido et religion #2

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Article paru dans AikidoJournal n°21

(Suite et fin de l'article sur "Aikido et religion" dont la 1ère partie est parue dans notre précédent numéro)

Pour continuer notre réflexion sur cette question fondamentale de l'identité et de l'altérité qui est au coeur de la problématique martiale, ajoutons à ces deux citations deux autres. Tout d'abord Lao Tseu dans le tao te king « L'être et le non être se donnent naissance l'un à l'autre »

PUIS ZHUANGZI :
« Le je est aussi l'autre, l'autre est aussi le je, en ce que l'un comme l'autre sont également affirmation et négation. Alors, le je et l'autre existent-ils donc réellement ? Que le je et l'autre ne soient pas en opposition dit le pivot du Tao. »
Que seme trouve dans la relation avec shite la réponse à ce questionnement identitaire, il est indispensable que shite ait atteint un degré de conscience de soi dont on peut vérifier la réalité à la manière qu'il a d'agir sans penser et de rendre son corps imperceptible à seme et aussi à d'éventuels spectateurs à certains moments de l'action. Cela signifie qu'il n'a pas besoin de se représenter dans sa propre conscience psychique et qu'il n'a pas non plus besoin de son corps pour le représenter. Il a accès à l'être en soi, son identité est enracinée dans une conscience ontologique qui persiste et se perçoit elle-même quels que soient les apports qui proviennent de toute altérité. Les relations dans lesquelles elle est impliquée la modifient sans qu'elle devienne autre que soi.

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Aikido et religion #1

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Article paru dans AikidoJournal n°20

Les liens historiques de l'aikido avec Omotokyo sont incontestables. La relation qu'a entretenue Ueshiba Morihei avec Deguchi Oanisaburo est à l'origine d'une mystique de l'aikido dont les thématiques universalistes ont justifié des postures politiques invasives et agressives favorisées par un contexte historique que chacun connaît et qui a plongé le Japon dans un marasme aboutissant à une violence insensée que les noms Hiroshima et Nagasaki suffisent à résumer. Le temps de l'après-guerre apporta son lot d'idées pacifiques et avec elles, un courant de rénovation des arts martiaux dont l'aikido fut probablement l'un des précurseurs.

Ceci dit, les idées conquérantes et prosélytes de Omotokyo semblent avoir laissé dans l'aikido moderne des séquelles qui sont probablement la cause de ses principaux travers, en particulier une volonté hégémonique.
Quant à son aspect mystique, il est toujours présent mais les thèses fascistes de Deguchi ne convenant plus à notre époque, elle n'a retenu que l'aspect mystérieux, surnaturel, le caractère légendaire du fondateur et l'aikido s'est mâtiné de parfums plus modernes, pour ne pas dire post modernes.

 

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